

La Bataille de Gaulle, film de l’année malgré le tapage ?
Noté sur Allociné à 4,4 et 4,6 (sur 5) par les spectateurs, le film en deux épisodes La Bataille de Gaulle est exceptionnel. Anthonin Baudry nous fait vivre de l’intérieur les difficultés par lesquelles, visionnaire et entêté, constamment au bord de l’abîme, le Général de Gaulle a accepté de passer après la capitulation de la France en 1940, et le lien crucial qu’il a réussi à établir avec Winston Churchill malgré la méfiance voire une franche défiance réciproque. Non seuleme


La vie d’une femme n’appartient qu’à elle
Cinq ans après Les amours d’Anaïs, Charline Bourgeois Tacquet met une deuxième fois en scène La vie d’une femme dans un film magnifique en onze tableaux. Et confirme son talent pour nous faire ressentir le caractère profondément jouissif de la liberté, celle de ses héroïnes et peut-être la sienne. Le film campe l’histoire d’une affranchie dont l’existence n’a pas besoin de se remplir d’actes de mise en conformité avec les injonctions sociales au premier rang desquelles la mat


Quatre beaux films de Cannes en léger différé
Le MK2 bibliothèque à Paris m’a gâté ou bien j’étais dans les temps ? J’ai réussi, cette année, à obtenir des billets pour les avant-premières de huit films de la sélection officielle du Festival de Cannes 2026. Dont quatre ces dernières heures : Gentle Monster de Marie Kreutzer permet à Léa Seydoux de briller dans le rôle de Lucy dont le compagnon Philip est accusé de surfer sur des sites pédopornographiques. Elle est obsédée par la possible nature criminelle des liens ent


Cosmos : jusqu’au ciel
Avec ses films en noir et blanc et son message empreint de christianisme et d’humanisme (selon les insondables convictions de chacun), Germinal Roaux fait du bien. J’avais raté Fortuna en 2018, ai vu et adoré Cosmos. Par un grand vent d’orage soulevant sable et âmes, le réalisateur suisse surexpose la pellicule comme pour éclairer la noirceur de l’existence. L’errance d’un chien perdu sans collier provoque la rencontre improbable de Leon (remarquable Andrés Catzín), paysan il


Les Rayons et Les Ombres, malaisant et sublime aurait écrit Duras ?
Un film sur un collabo avec comme coscénariste Jacques Fieschi, ma curiosité était éveillée. Mais je n’étais pas préparé au choc du film de Xavier Giannoli, Les Rayons et Les Ombres . Je l’imagine connaitre la renommée de ces œuvres inoubliables sur des salauds : au cinéma Les Damnés de Luchino Visconti (1969), en littérature Les bienveillantes de Jonathan Littell (Goncourt 2006). Documenté et surfant sur l’ambiguïté, le texte déploie une puissance implacable : rien n’est j


Et dire que Timothée Chalamet n’a que trente ans !
Timothée Chalamet est un phénomène, il travaille dur et s’en vante : pour Un parfait inconnu , le chant et la guitare pendant des années pour incarner Bob Dylan (il avait déjà travaillé sa guitare - et appris l’italien - pour le tournage de Call me by your name ), pour Marty Supreme , le pingpong pendant des années (a-t-il mille ans ?) pour incarner un aspirant champion du monde. Et il n’hésite pas à transformer son corps pour être l’autre, son personnage : ici, Marty Mauser,


Envoûté par L’Engloutie
L’Engloutie ne peut se raconter, ce serait gâcher le film. D’ailleurs, peut-on vraiment connaitre avec assurance le message que véhicule cette histoire d’Aimée (Galatea Bellugi) partie loin de sa famille jouer la maitresse d’école aux fins fonds des Alpes en 1899 ? En tout cas, avec ce premier long métrage inspiré des récits de ses ancêtres montagnards, la réalisatrice Louise Hémon a réussi à m’émouvoir. Pas seulement parce que mon rapport à la montagne ne procède pas seulem


Les 20 meilleurs films de 2025 : mon palmarès (et les soixante + suivants par ordre alphabétique)
1. Black Dog https://www.ericdugelay.com/single-post/black-dog-au-panthéon-des-films-chinois 2. Une bataille après l’autre https://www.ericdugelay.com/single-post/ces-réalisateurs-qui-disent-non-au-cinéma-de-trump 3. Resurrection https://www.ericdugelay.com/single-post/résurrection-palme-de-cœur-pour-bi-gan 4. Bugonia https://www.ericdugelay.com/single-post/bugonia-puissance-et-limites-du-complotisme 5. Tardes de Soledad https://www.ericdugelay.c


Bugonia : puissance et limites du complotisme
Un film assez sidérant ce Bugonia du Grec Yogos Lanthimos dont je ne connaissais rien. Les deux héros complotistes dont l’un, autiste, sous l’influence du deuxième, m’ont rappelé George et Lennie dans Des souris et des hommes de John Steinbeck : leurs difficultés avec la vie réelle, leur intimité, la vulnérabilité du plus faible. Beaucoup d’audace comme on aime. #yogoslanthimos #bugonia #dessourisetdeshommes #johnsteinbeck


Vibrante Chronology of water
The Chronology of water est un très beau titre pour un film punk flirtant en permanence avec l’overdose. Violence, inceste, mort, alcool, drogue, Kristen Stewart n’invente rien puisque tout est dans le texte autobiographique de Lidia Yuknavitch, La Mécanique des fluides, dont est tiré le film, son premier en tant que réalisatrice. Imogen Poots qui interprète Lidia a remporté le Prix de la révélation au festival de Deauville. Le texte est vibrant. Extraits : « How many miles